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samedi, février 28 2009

La yourte (suite)

Le plus dur dans une yourte, c'est d'allumer le feu. Et ensuite de l'entretenir. Pour allumer, quelques morceaux de planches de pin, un cube d'allumage et on attend que ca prenne. Bien entendu, nous, ça n'a pas pris du premier coup. On commençait à se geler un peu. J'ai donc revu la copie, remis du bois sur les quelques braises moribondes, soufflé un coup sur tout ça pour faire repartir puis remis du bois, soufflé, remis du bois, soufflé jusqu'à ce que le poêle soit enfin autonome. Autonome est un grand mot : si toutes les heures vous ne lui rajoutez pas de quoi se nourrir, il crève!

Nous avons passé un moment dans cet endroit complètement improbable et ce fut d'un vrai réconfort. Moi qui avait besoin de faire un break, de sortir de mon quotidien, de mon boulot, etc, je ne pouvais pas m'imaginer comme ce week-end allait être dépaysant, rafraîchissant (au propre comme au figuré), revigorant, ré-énergisant. En un mot : génial. C'est étonnant comme cette tente en poil de yack devient un véritable cocon dès lors que vous avez fermé sa petite porte bringuebalante, que la température devient agréable et que vous vous allongé sur le lit pour contempler la structure. J'avais l'impression d'halluciner et de m'évader. De me sentir complètement en sécurité, alors que nous étions au milieu de rien, sans personne et surtout sans tous les trucs dont est faite notre vie de consommation. Ce week-end fut une espèce de révélation : on peut vivre d'amour et d'eau fraîche et d'une jolie tente chaude (avec un E bien sûr). J'avais l'essentiel avec moi : mon-mari-stefirst-(c) et les deux bounettes. Tout le reste m'est apparu comme futile et sans aucun intérêt.

Nous sommes allés nous ballader plusieurs fois aux alentours proches. Les chiennes étaient aux anges. Elles pouvaient courir où elles voulaient et quand elles voulaient quasiment : vive la liberté! Dans l'après midi, nous sommes allés nous faire un petit thé, puis retourner dans la yourte pour bouquiner en attendant d'aller dîner un peu plus tard.

La propriétaire nous avait conseillé un petit resto pour le soir : "allez chez eux, nous avait-elle dit, ils viennent de s'installer et ont besoin de clients. En plus, c'est très bien!". Et effectivement, c'était le cas. On a vraiment bien mangé et le lieu était très sympa. Au menu foie gras poêlé sur blinis, risotto aux cèpes et brochette de st jacques, tiramisu. Kir et Viognier. Tout allait bien après.

Nous sommes rentrés, le feu était encore chaud. Nous avons rajouté quelques morceaux de bois en croyant naïvement qu'ils brûleraient toute la nuit. Nous nous sommes endormis épuisés, du sommeil du juste.

Le lendemain, vers six heures, il faisait plutôt froid. Le feu était éteint depuis longtemps, mais la couette hyper-chaude nous avait protégé. Nous oui, mais pas la Buffy, qui est allée réveiller son maître en tremblant. Pour la réchauffer, il l'a faite grimper entre nous deux, mais la petite vieille n'arrivait toujours pas à réchauffer ses vieux os. Du coup, mon-mari-stefirst-(c) s'est levé pour faire de nouveau du feu. La yourte est rapidement remontée au dessus des 20°.

Le petit déj n'était pas mauvais, mais sans plus. La brioche et les confitures n'étaient pas maison. Mais il y avait tout ce qu'il fallait. Nous avons longuement papoté avec la propriétaire, une ancienne pharmacienne francilienne qui a tout plaqué avec son mari pour venir s'installer ici. Des parisiens qui s'installent en Lozère, je vous laisse deviner leurs galères (je vous rassure, l'Ardèche ne serait pas mieux :-)). On lui a promis de revenir. c'était trop bien! Nous sommes ensuite retournés bouquiner tranquille à la chaleur du poêle et nous avons fait une petite ballade avec les chiennes avant de repartir en direction du Sud.

Nous avons traversé le viaduc de Millau. C'est un bel ouvrage. On le voit dans son entier peu avant d'y arriver. Dessus, bien sûr, on se rend compte de pas grand chose. Puis ce fut Montpellier. Un passage éclair à Ikéa pour acheter je ne sais plus trop quoi qu'on a d'ailleurs pas trouvé. Pas vraiment envie d'être là je crois. Ikéa, l'antithèse de la yourte quand même. Deux mondes. (et c'est moi qui dit ça!)

Et nous voilà rentrés! (soupir). C'était vraiment vraiment vraiment vraiment trop bien, quoiqu'en dise Orph :-) (Orph dans une yourte, a nightmare comes true. hi,hi)

Pour les photos, va falloir encore patienter!

mardi, février 24 2009

Un joli cadeau. Une expérience géniale

A la Saint Valentin, mon-mari-stefirst-(c) m'avait tendu une simple enveloppe lors de notre dîner d'amoureux dans un petit resto récemment ouvert sur Aubenas où nous avons passé une belle soirée, un repas succulent et où j'ai mangé un des meilleurs foie gras, si ce n'est le meilleur qu'il m'ait été donné de manger.

Dans cette enveloppe, un simple mot : nous partirons dimanche 22 février à 9h00. Le jeu était lancé.

Toute la semaine, un indice par jour m'a été distillé.

  • Lundi : "mes parents ne gardaient pas les chiennes, mais venaient-elles pour autant avec nous"
  • Mardi : "Prendre un pyjama bien chaud"
  • Mercredi : "Tu auras besoin de lunettes de soleil"
  • Jeudi : la durée d'environ 2h50 de route
  • Vendredi : la météo du sud de la france avec "Montpellier" indiqué
  • Samedi : l'affiche du film "le séminaire caméra café"

Avec mon esprit d'inspecteur Columbo et toute ma vanité de croire en ma capacité extrême d'analyser et comprendre n'importe quelle situation, j'en suis donc arrivé à la conclusion suivante :

Nous allions passer le week-end sur une péniche à Bouzigues et laissions les chiennes chez mes beaux parents. Mon-mari-stefirst-(c), le fourbe, me fit croire samedi soir que j'avais deviné et pleura sa déception que sa surprise soit éventée.

Dimanche matin, nous prenons donc la route, et les premiers kilomètres allaient dans la direction de chez mes beaux-parents. Pas de souci. Mais juste avant d'arriver chez eux, nous ne prenons pas la bonne direction et contionuons tout droit. Ma première certitude - nous laissions les chiennes - s'écroulait. Tout devenait donc possible, d'autant que nous ne prenions pas vraiment la direction de la côte.

Je me laisse donc guider. Nous montons sur le plateau ardéchois. c'est magnifique, couvert de neige. Mais nous ne nous arrêtons pas. Direction Clermont Ferrand ? Non, nous prenons direction Mende, presque un pélérinage... (certains comprendrons!). Nous nous arrêtons à Mende pour déjeuner en prenant le soin, bien sûr de passer un petit coup de fil à un certain gros chat roux, histoire de dire qu'on comprenait mieux maintenant, vu l'atmosphère dans cette ville.

Puis nous continuons, toujours plus au Sud. Peu avant Rodez, nous sortons de l'autoroute, et nous enfonçons dans la campagne de Lozère, au plus profond. Un premier petit village, puis des champs et encore des champs, et un hameau. Longviala. Mon-mari-stefirst-(c) s'arrête. On est arrivé. Qu'est ce qu'on fout là?

On fait un tour de village, et derrière un grand corps de ferme magnifique en rénovation, mon mari-stefirst-(c) me dit : voilà, on y est. Nous allons dormir là...

Derrière ce corps de ferme, un grand champ d'herbes. Disséminées dans ce champ d'herbes, six yourtes mongoles. Pour une surprise, c'est une p... de surprise. Me voilà au coeur de Voyage en terre inconnue, qu'était censé me faire deviner l'affiche caméra café avec Bruno Solo.

Nous sommes un peu en avance et nous nous baladons donc sur les chemins avec les chiennes qui sont trop contentes de gambader librement dans la campagne. Il fait froid (un peu au dessus de 0), il fait gris et la brume ne se lève pas.

Nous revenons vers les yourtes et notre hôte nous emmène voir l'installation. C'est sommaire : une yourte, un lit, un poele à bois. La porte ferme pas tout à fait, le vent souffle, mais on se sent immédiatement à l'abri dans cette drôle de bestiole.

A quelques pas, une grange entièrement rénovée accueille au premier étage une salle d'hôtes avec une cuisine et des sanitaires (wc, douches) au rez de chaussée. Nous serons seuls : les seuls clients car ils sont normalement fermés le dimanche soir (alors que le samedi, c'est complet jusqu'en septembre prochain!). Et vraiment seuls car même les proprios seront partis. Tant mieux, on en profitera d'autant plus. Les chiennes pourront batifoler comme elles le souhaiteront (et elles s'en donneront à coeur joie).

Nous retournons à notre yourte, déposons nos affaires, et profitons de cet endroit étrange et immédiatement reposant.

(suite et photos au prochain numéro).

mardi, janvier 6 2009

Du grand Stef!

Je n'ai pas écrit ici depuis bien longtemps, mais je dois dire que ce petit épisode de vie quotidienne ne pouvait pas rester sans écho... Je ressors donc un peu du bois!

Hier, nous sommes allés à IKEA à Montpellier avec mon-mari-stefirst-(c). Nous avions décidé de faire un tour rapide pour acheter deux trois bricoles, puis d'aller nous ballader dans le centre ville, chose que nous n'avions jamais faite jusqu'alors.

Parmi les deux trois bricoles, il y avait deux cadres : j'ai offert à mon-mari-stefirst-(c) la réédition d'une couverture d'un comics Daredevil signée par le scénariste (Stan Lee) et le dessinateur (Gene Colan) et lui m'a offert une immense reproduction d'un tableau de Jasper John intitulée "Map".

Avant de partir, je demande à mon-mari-stefirst-(c) de prendre les mesures de son affiche à lui et il s'exécute à l'aide de mon mètre déroulant.

Nous allons à IKEA, choisissons un type de cadre, et prenons le plus grand, un modèle 50x70 pour recevoir l'affiche qui faisait à priori 43x68cm.

Rentrés à la maison, nous déballons toutes nos petites affaires et montons les petites tables trop sympas pour manger confortablement installés dans nos canapés ou encore le joli meuble pour nos toilettes. Avant d'aller coucher, on regarde si l'affiche Daredevil se marie bien au cadre en alu que nous lui avons acheté : aucun problème, bien au contraire, elle nage dedans, le cadre étant trois fois trop grand. On vérifie les dimensions : 43X28cm. Voilà, voilà, ça c'est fait... Et après il se plaint qu'il n'y a que moi qui bricole à la maison... CQFD.

jeudi, novembre 13 2008

Cette fois-ci c'est le bon jour!

Oui, il parait que j'avais un peu anticipé l'anniversaire de la Fée! Mais c'était marqué comme ça dans mon agenda!!! Alors bon anniversaire pour de vrai ma fée Kozlika! :-)

jeudi, novembre 6 2008

happy b.

Juste un coucou pour souhaiter un joyeux anniversaire à la Fée Kozlika!

vendredi, septembre 26 2008

j-365

Voilà, aujourd'hui, c'est mon anniv. Dans 365 jours, j'ai 40ans! Putain, 40 ans!!! Encore 25 ans avant la retraite :-)

jeudi, septembre 4 2008

petit cadeau inattendu

Hier, alors que je n'attendais plus le facteur qui passe de plus en plus tard (ben oui, c'est mon social networking du jour moi le facteur, car sinon je vois personne!), voilà donc la fourgonnette qui s'arrête juste devant la maison.

Je réfléchis 3 secondes, le temps de le rejoindre, à ce qu'il pourrait bien m'apporter. Nous rentrons de vacances, et, à ma connaissance, nous n'avons rien commandé sur le net. Aïe, aïe, aïe, que je n'aime pas ça : il doit être là pour un recommandé. Comme en plus j'ai des suspicions que notre aimable centre des imp0ts a très gentiment ouvert un ch'tit c0ntrôle f1scal (j'ai reçu avant les vacances un courrier me demandant quelques éclaircissements sur des stocks options (ouaouh, tout de suite ça fait capitaine d'industrie! Tu parles!)) ça pourrait être le résultat du dit bidule. Bon tu me diras, rien à craindre car j'ai tout fait ce qu'on m'avait dit de faire à l'époque alors!

Bref, j'avais un peu les pétoches en approchant pony express.

C'est alors qu'il me tend deux paquets strictement inconnus au bataillon. Qu'est ce que ça pouvait bien être que c'est que ça?

J'ouvre le premier, et je découvre ça :

alligator C'est un ustensile astucieux pour découper en petits dés tous les légumes, et notamment les oignons (mon-mari-stefirst-(c) l'a essayé ce midi avec succès). Je cherche ensuite un quelconque papier qui pourrait m'indiquer de qui ça vient : rien! pas un bon de livraison, pas une copie de mail, rien, nada! le noir total. Je ne sais toujours pas qui c'est!!!

J'ouvre ensuite le second paquet, et là, pas de problème pour découvrir l'expéditeur, c'était marqué dessus : belle-soeur, beau-frère et choupinette de Grenoble ont offert aux deux bestioles poilues deux très jolis pouic-pouics dont elles se sont emparées joyeusement, mais pas vraiment dans l'ordre des attributions indiquées sur les paquets : La Doon avait peur de ce nouveau truc coloré qui faisait du bruit, par contre, fut très intéressé quelques minutes plus tard par celui de la Buffy duquel pendaient quelques brins de laine appétissants.

Dans la soirée, la Buffy, jalouse des papouilles dispensées à Doon alla lui piquer dans sa niche le gros compas en plastique trop rigolo pour aller le machouiller dehors (qu'est ce qu'on s'amuse en Ardèche). On fait donc de gros bisous et de grosses léchouilles aux Grenoblois et on leur dit tout plein des mercis que c'était trop gentil!

Et puis, ben merci à l'auteur du cadeau inconnu. C'est vraiment très gentil et j'espère que j'aurais de ces nouvelles un jour! (ça peut même pas être une erreur, car c'était bien à mon nom!)

La photo de l'alligator est issu de l'excellent blog culinaire papilles et pupilles.

mardi, septembre 2 2008

La rentrée

Mon Dieu que c'est dur ce matin. On s'habitue finalement vite aux vacances et au temps nonchalant. Ce qui est surtout agréable, c'est de se dire que rien n'est imposé et qu'on peut vivre la journée comme elle vient.

Mais il faut se faire une raison, nous ne vivons pas d'amour et d'eau fraîche. Il faut quand même ramener quelques écus dans notre écuelle. Nous voilà donc reparti pour un tour. Reprendre les rendez-vous, organiser son agenda, répondre aux mails reçus durant les congés, faire des devis, régler les soucis, préparer sa TVA : un temps rythmé, succession de jours, semaines et mois qui nous fait gentiment avancer.

Avancer, un bien grand mot, car il indique un but. Or ce que j'aime finalement dans notre nouvelle vie depuis deux ans, c'est qu'au lieu d'avancer, nous marchons. Peu importe vraiment dans quelle direction et peu importe si nous tournons en rond ou si nous revenons en arrière. Nous n'avons pas de but, mais nous cherchons simplement à profiter de notre vie, de notre famille, de nos amis sans se poser trop de questions.

Et le boulot est un carburant indispensable. Et après ces vacances, je me dis que le prix du baril a pris une sacrée claque quand même :-)

Pour ce que ça intéresse, voici l'espèce de peluche blanche à 5 mois...

Doon 5 mois

mercredi, août 27 2008

Atterrissage d'urgence boeing Ryanair : nous faisions partie des passagers

Certains d'entre-vous ont peut-être entendu parler du vol Ryanair Bristol-Barcelone qui a du atterrir en urgence sur Limoges. En ce qui nous concerne, nous n'avons pas fait qu'en entendre parler : nous étions à bord de l'appareil.

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dimanche, juillet 27 2008

Doon

Nous étions tous très malheureux depuis que Keen était partie, et ce qui nous inquiétait le plus fût la réaction de Buffy qui, ayant perdu sa copine, se morfondait toute seule. Les quelques visites de ses cousins à quatre pattes lui rendaient un entrain ephémère. Nous n'avions aucune intention de reprendre rapidement une chienne, mais nos tristesses toutes cumulées ont eu raison de toutes nos résolutions. Le déclencheur fut une simple photo d'une petite annonce en ligne envoyée par mon-mari-stefirst-(c) qui ouvrit la voie à plus d'investigations...

P1030229.jpg Je vous présente donc une nouvelle venue dans notre maison. Elle s'appelle Doon. Un gros nounours de 4 mois (et oui, ça promet!) que nous sommes allés chercher jeudi. C'est une Montagne des Pyrénées, autant dire qu'elle prend beaucoup de place, et ce n'est rien en prévision des prochains mois. Mademoiselle est noble, avec un titre à rallonge dont on se fout comme de l'an douze, et du coup, pour moi ce sera Doon Lofirst. Elle est encore très timide - mais ça va déjà mieux au bout de trois jours - très gentille, câline et douce. Quand nous sommes rentrés dans l'enclos où elle se trouvait avec ses 3 soeurs, nous avons été accueillis par un bulldozer, puis par deux autres tout aussi gaillardes. Puis la dernière arrivée est venue près de moi, s'est assise à mes pieds, et m'a simplement regardé. Les dés en étaient jetés!

P1030226.jpgLa greffe avec notre Buff semble avoir bien pris. Elle passe déjà quelques instants ensemble sous le figuier et boivent dans la même gamelle. Elle occupe déjà beaucoup d'espace dans notre maison et prend déjà sa place dans notre coeur, même si quelques larmes perlent encore de nos yeux quand on pense à notre Keen qui nous manque tant.

jeudi, juillet 10 2008

Télé décadente

Si je n'en étais pas déjà convaincu, ça fait maintenant quelques semaines que je me fais plus souvent la réflexion que nous vivons vraiment dans une société des inégalités. La différence, c'est qu'aujourd'hui, non seulement ses inégalités existent, mais en plus, on les étale, on en fait la pub.

C'est l'été, et la période est propice à vouloir nous faire rêver par tous les moyens. Mais les reportages ou émissions complètes consacrés aux riches qui se la pètent (parce qu'excusez moi, mais c'est bien le contenu de ses émissions) fleurissent et se répandent à la télé comme le chiendent dans une prairie de campagne. Plus c'est clinquant, plus c'est "grandiose", plus ça pue le fric, et mieux c'est.

Beaucoup de choses me gènent dans cet étalage. D'abord la confirmation que les inégalités se creusent et que les gens sont de plus en plus riches ou plus en plus pauvres, et que la seconde catégorie n'a pas vraiment l'air d'émouvoir la première. Alors, on nous parle de "travail", de beaucoup de "travail". Certes, c'est fort possible. Mais ce n'est pas ce "travail" qui génère tant d'argent. C'est aussi l'exploitation d'un système ou d'autres patissent des conséquences de ce "travail". Car même si nous travaillions tous 60 heures par semaine, nous ne serions pas tous millionnaires!

Ce qui me gène également, c'est ce mauvais goût des médias qui nous étalent ce luxe comme une carotte inaccessible. Regardez, pauvres gueux, ce que vous n'aurez jamais. Mais continuez quand même à bosser comme des cons. Ah non, pas pour espérer un jour vivre de la même façon, mais pour avoir un pouvoir d'achat suffisant pour acheter produits et services qui continueront à enrichir un peu plus ces privilégiés.

Ce qui me gène enfin, c'est que ces émissions ne sont qu'un miroir aux alouettes et une des composantes d'une politique dégueulasse. Toutes les mesures prises aujourd'hui par notre cher gouvernement sapent irrémédiablement nos revenus pour que ceux qui sont déjà bien à l'aise ne soient pas indisposés (oui, je sais, je suis poli parfois). Et en même temps, on nous bombarde de ces émissions de m... pour détourner le regard des plus incrédules de cette triste réalité.

mardi, juillet 8 2008

Elle est là...

Je ne sais pas si c'est de vieillir qui me rend plus sensible à ce genre de choses, où si c'est simplement parce que je perds mes neurones, et que ceux restants ne sont plus suffisamment nombreux pour me faire réfléchir de manière cohérente et rationnelle, où si j'ai pété une durite, qui sait...

Depuis vendredi matin, les larmes n'ont quasiment pas arrêtées de couler. Le plus dur a été samedi, quand il a fallu passer la première journée sans elle, et tomber sur des instants ou des objects qui faisaient penser à elle, ponctuant notre quotidien mieux qu'un coucou suisse. J'en ai profité samedi pour me refaire une petite entorse sur ma double entorse d'il y a trois semaines, histoire de pimenter un peu le week-end.

Dimanche matin, c'était l'horreur. Stef et moi étions inconsolables. Notamment parce que notre Buffy exprimait d'une tristesse encore plus grande que d'habitude. Elle restait dehors, en position stratégique de scrutage de portail et en attente du retour de sa copine. De nouveau, chaque petits indices de la présence de Keen nous plongeait dans le vide et nos yeux étaient noyés de larmes. Mais nous avions décidé de rester à la maison tous les trois pour essayer de trouver un nouvel équilibre quotidien, passant de la chaise à quatre pieds au trépied.

Dimanche après-midi, je décidais de monter au grenier pour trouver le carton rassemblant les quelques centaines de photos mal triées que nous conservons comme d'hypothétiques souvenirs de notre manque de talent photographique. J'en suis redescendu avec un plein sac, et, installé sur la table de la salle à manger, nous avons commencé à parcourir ces photos avec Stef. Ce fut un bon moment passé tous les deux, à revoir tout un tas de conneries et voyages que nous avions pu faire, glanant deci-delà des photos de notre Poilue, de 7 à 77 ans. Certaines nous ont fait rire, d'autres sourires et d'autres enfin pleurer de nouveau. Et parfois, les trois à la fois.

Puis mes parents sont arrivés, nous les avions invités à dîner.

Je ne me suis pas aperçu tout de suite du changement qui s'était opéré. Je n'en ai pas pris conscience immédiatement. Mais après un moment, assurément, il s'était passé quelque chose. Toute la journée avait été ponctuée de larmes, et dès la fin de l'après-midi, je n'avais plus cette tristesse oppressante. Ma tristesse était douce, les instants souvenirs.

J'ai alors pris conscience que le manque et le vide s'était estompé d'une manière que je ne pouvais expliquer. C'était si soudain, si brutal que ça ne pouvait pas être conscient. Ce n'était ni une volonté, ni l'oeuvre du temps, ni même, en tout cas, je le pense, un réflexe inconscient de protection. Non, rien de tout ça.

A y réfléchir, si Keen ne me manquait plus, c'est qu'elle était là, près de nous, où en tout cas qu'elle était passé nous dire que tout allait bien et nous apaiser. Je peux regarder les photos, et je suis heureux de nos moments. Je peux balayer la maison du regard et m'arrêter quelques instants sur "ses" endroits, et je souris; je ne pleure plus. Je la ressent. Ma Poilue est là.

Certains vont me dire que j'ai trop bu, que je déraille, que j'ai perdu la boule. Mais je suis aujourd'hui convaincu de ça. Et pourtant, je ne suis pas un adepte des bondieuseries et consorts. Mais je pense quand même que certaines choses nous dépassent et que l'ensemble cartésien n'est pas tout. Maintenant, je ne cherche à convaincre personne. Je vous raconte tout simplement ce moment vécu.

keen_080708.jpg

samedi, juillet 5 2008

Au revoir ma Keen...

Bon nombre de personnes ne comprennent pas l'attachement qu'on peut avoir envers un animal. A ceux là, je dis simplement de passer votre chemin, ce qui suit n'est pas pour vous.

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mercredi, mai 21 2008

40 ans après

Excellent! :-)

mai68-2008.png

mardi, mai 6 2008

manger ou conduire, il faut choisir...

Entendu ce soir lors du zapping de canal : un plein de 50l de bioéthanol consomme quelques 360 kg de maïs. Avec ces 360 kg de maïs, on nourrit un enfant mexicain - dont la farine de maïs reste l'élément de base de l'alimentation - pendant 1 ans. Mais non, on ne marche pas sur la tête...

mercredi, avril 23 2008

Trop la gloire!

Voilà, c'est fait, je passe désormais dans les grands médias. Et ouais! Depuis quelques jours, je suis en chair (oui, celui qui dit bien en chair, je le zigouille!) et en os (enfin presque) sur www.blogonautes.com. Une interview très intéressante où un grand spécialiste du net (môa) résume son parcours et donne son avis sur les blogging trends (trop génial!). Allez donc jeter un oeil : il parait que je gagne mon poids en cacahouettes (finalement, être bien en chair aura du bon) au delà des 1000 visiteurs! Attendez... XIII me dit que j'ai rien compris... Je ne serai pas payer une caouette... ah ok! Tant pis! (trop drôle ce matin moi!)

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mercredi, avril 16 2008

Maison de printemps

Quelques photos de la maison qui a revêtu ses nouveaux habits. Dehors, nous profitons de la verdure éphémère...

Jardin de printemps

Cuisine en couleur

Cuisine en couleur - les étagères

Salon en couleur

Salon en couleur - les rideaux

mardi, janvier 22 2008

Espoir ?

Vu chez Tati, enfin un peu de lumière dans toute cette obscurité qu'on nous déverse sur la tête!

STRASBOURG (AFP) - La Cour européenne des droits de l'homme a condamné la France mardi pour avoir refusé une adoption à une enseignante homosexuelle, estimant qu'elle avait été injustement victime de discrimination.

Dans son arrêt, la Cour européenne "considère que la requérante a fait l'objet d'une différence de traitement" et souligne que cette différence qui se rapporte uniquement à l'orientation sexuelle "constitue une discrimination au regard de la Convention".

"L'influence de son homosexualité sur l'appréciation de sa demande est non seulement avérée, mais a également revêtu un caractère décisif", indique encore la Cour dans son arrêt.

Par dix voix contre sept, les juges européens de la Grande chambre ont donc conclu à la violation de l'article 14 (interdiction de la discrimination) combiné avec l'article 8 (droit au respect de la vie privée et familiale) de la Convention européenne des droits de l'homme. Ils ont alloué 10.000 euros à la requérante pour dommage moral.

jeudi, janvier 17 2008

Ca c'est du service client!

Cette année, pour certains de mes clients, j'ai décidé de leur offrir un cadeau personnalisé. Dans le cadre de mon activité, je suis amené à prendre ou récupérer un certain nombre de photos pour chacun d'eux, et j'avais envie de tester l'idée de faire faire de grands calendriers personnalisés. Sous mac, je gère une bonne partie des photos avec iphoto qui permet de les classer simplement et de faire les retouches de bases. Iphoto est intégré avec de nombreux services permettant la sauvegarde, la mise en ligne, ou l'impression des dites photos. Pour construire un calendrier, c'est simple : vous choisissez sur votre mac le modèle qui vous convient, vous insérez vos photos et vous envoyez au service d'impression. j'ai du mettre 30 minutes pour chaque calendrier, choix des photos inclus!!!

Ensuite, c'est le point négatif, il faut attendre une dizaine de jours pour recevoir votre commande. Mais celle-ci est bien emballé dans une enveloppe de papier cristal, et dans une boite carton aux dimensions exactes de votre objet.

Côté résultat : rien à dire, c'est superbe. Beau papier, belle présentation. Pas de défaut d'impressions, belle coupe. Vraiment du bon boulot! j'étais ravi de pouvoir envoyer ça à mes clients.

Cependant, j'en ai commandé deux, et je n'avais, jusqu'à ce matin reçu qu'un seul exemplaire. J'étais un peu inquiet, mais finalement le second arrive. A la différence du premier, il est entouré d'un cerclage plastique bleu que je trouve étrange. Je regarde de plus près, et je m'aperçois que la poste a collé une étiquette : emballage endommagé - a du être réparé... J'ouvre la bête, le calendrier est bien là, mais il manque le bon de livraison. Bon, il ne faut pas être grand devin pour imaginer ce qui c'est passé : un employé peu scrupuleux, voyant le logo apple sur la boite, et ne sachant pas lire certainement (car c'était indiqué sur l'emballage que c'était des photos persos!) a cru pouvoir chaparder un ipod ou autre bestiole top de la mort. Pas intéressé par le calendrier qui n'était pas non plus le dernier Pirelli, il a refermé la boite et remis dans le tas!

Après avoir ouvert mon colis, je me dis quand même que je vais envoyé un petit message à la gentille Lisa d'Austin (Texas) qui m'avait déjà répondu concernant le retard de livraison. Je lui explique que j'ai recu un colis ouvert, le calendrier et son enveloppe très légèrement abîmés. Grand bien m'en a pris. Car non seulement la gentillse Lisa s'est confondu en excuses, mais elle m'a également informé que le calendrier m'allait être remboursé très rapidement. Cerise sur le gâteau, je peux demander une réimpression gratuite de mon calendrier, ce que je me suis empressé de faire.

Moi j'dis si c'est pas du service ça... Merci Apple!

mercredi, janvier 16 2008

MacBook Air

Depuis quelques temps déjà était planifié l'achat d'un outil informatique itinérant sous la forme d'un portable. Point de PDA ou autre gadget que mon-mari-stefirst-(c) n'a pas voulu pu m'offrir à Noël. Non, pour travailler, j'ai besoin de mon petit confort, et pas de me faire mal aux yeux en surfant sur 3cm2 d'écran. Mes besoins étaient simples :

  • Je veux rester en contact avec le monde en ligne
  • Je veux pouvoir travailler en remote sur des documents "office"
  • Je veux un truc simple, bonne puissance mais pas essentiel, et surtout light pour le trimbaler partout.
  • et basta.

J'attendais depuis un moment qu'il y ait sur le refurb apple (le coin des bonnes affaires, mais là, les produits ne sont pas plein de bugnes!) un macbook qui me semblait faire l'affaire. Mais bon, depuis quelques semaines, il y avait pas mal de rumeur sur la sortie d'un nouveau portable mac, le portable de la mort, léger, compact, innovant, le truc que quand tu l'as avec toi, on croit que tu es sark0 bill gates presse-citron ( ;-) ) le top du top des managers of the world.

Hier, avait lieu la présentation des nouveaux produits apple. Ce qu'on appelle dans le jargon des présentations de shows informatiques la "keynote". Elle s'est terminée à 19h00 environ.

Hier, à 19h05, j'avais craqué, et j'ai acheté ça :

Apple MacBook Air

Livraison prévu pour le 14 février 2007. Trop top, mon cadeau de saint-valentin à moi que j'ai!

MacBook Air, le dernier né de la gamme portable apple, pour plus d'infos sur la bête! Maintenant, il ne me reste plus qu'à trouver une antenne locale des AAA (Apple addict anonymes)!!!

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